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LES « PETITES BÊTES » DE L’ÉTÉ, BIS !


Après les moustiques (voir Vital’news de mai 2026), parlons des tiques. Elles aussi sont de retour et accompagnent nos activités de plein air, sportives ou non. Ces « petites bêtes qui ne sont pas des insectes » sont aussi susceptibles de transmettre des maladies infectieuses.
Protégeons-nous !


Connaître, comprendre et se protéger

Les tiques ne sont pas des insectes mais des acariens, parmi les plus gros, parfois visibles à l’œil nu (surtout lorsqu’elles sont gorgées de sang). Elles mordent plutôt qu’elles ne piquent, ce qui rend plus douloureuse la blessure. Se nourrissant de sang, elles peuvent nous transmettre de nombreux microbes lors de leur morsure. Elles sont de plus en plus présentes dans nos environnements naturels et parfois même urbains.

Elles représentent un enjeu de santé publique croissant. On les trouve principalement dans les bois, les prairies, les jardins, là où la végétation est dense et humide. 

Le cycle de vie de la tique comprend plusieurs stades : larve, nymphe et adulte. À chaque étape, elle a besoin de se nourrir de sang pour évoluer. Contrairement à une idée reçue, les tiques ne sautent pas et ne volent pas : elles attendent sur les herbes hautes ou les buissons qu’un hôte — animal ou humain — passe à proximité pour s’y accrocher et mordre. Une fois fixée à la peau, la tique peut rester plusieurs heures, voire plusieurs jours, afin de se gorger de sang. 

Le principal danger associé aux tiques réside donc dans leur capacité à transmettre des maladies lors de ce repas sanguin. La plus connue dans nos contrées est la maladie de Lyme, une infection bactérienne qui peut provoquer de la fatigue chronique, des douleurs articulaires, des troubles neurologiques.
D’autres infections, plus rares, peuvent aussi être transmises.
Le risque de contamination augmente si la tique reste longtemps accrochée et si la présence de tiques est plus importante dans la région (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Bretagne, Normandie). 

La prévention

Elle reste la meilleure protection. Lors de promenades dans la nature, il est recommandé de porter des vêtements couvrants, de préférence clairs pour repérer plus facilement les tiques. L’utilisation de répulsifs sur les vêtements ou la peau peut être utile.
Après une sortie, une douche et un examen minutieux de toute la peau sont nécessaires (arrière des genoux et cuir chevelu). Ne pas hésiter à demander à une tierce personne d’examiner notre dos. 

En cas de morsure, il est important de retirer la tique le plus rapidement possible à l’aide d’un tire-tique, en évitant surtout de l’écraser. Il convient d’agir très délicatement pour ne pas laisser la tête de la tique dans la plaie de morsure. Ensuite, une désinfection de la zone est recommandée, suivie d’une surveillance qui sera facilitée par le « marquage » de la zone touchée pendant plusieurs semaines afin de détecter d’éventuels symptômes. 

LES « PETITES BÊTES » DE L’ÉTÉ, BIS !
L’érythème chronique migrant (ECM)  
C’est une lésion cutanée caractéristique de la maladie de Lyme. Il apparaît après une piqûre de tique et s’étend progressivement sur la peau dans les trois semaines suivant la morsure.  

Il se présente sous forme d’une plaque rouge en anneau, souvent avec un centre plus clair. Il faut consulter à ce moment-là pour confirmer le diagnostic et bénéficier d’un traitement antibiotique adapté. 

> Sur le site Ameli : Morsure de tique et prévention de la maladie de Lyme : que faire ?  
 
Face à leur expansion, les tiques font l’objet de nombreuses recherches. Le changement climatique, la modification des écosystèmes et la proximité accrue entre humains et animaux sauvages favorisent leur développement.

Mieux connaître ces parasites et adopter les bons réflexes permet de réduire efficacement les risques liés à leur présence. 

Dr Jean-Paul Boutin (Bouches-du-Rhône) 
 
Image 1 par Erik Karits de Pixabay

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